La décision de Stephen Harper de ramener sur le tapis le financement public des partis politiques a semblé indisposer les partis d’opposition. Mais est-ce bien l’intérêt de leurs électeurs qu’ils défendent ainsi? Stephen Harper aimerait mettre fin à la remise de $1.95 par vote obtenu aux partis politiques. Si on écoute les partis d’opposition il mettra ainsi en péril le financement de leurs partis. Or rien n’est plus faux! Prenons donc quelques instants pour voir d’autres aspect du financement des partis politiques.
Une loi très généreuse!
La loi actuelle est pourtant déjà très généreuse avec les partis politiques sans le financement public! Les dons des particuliers aux partis donnent un crédit d’impôt très intéressant. Par exemple un don de 400$ donne un crédit d’impôt de 300$ ! Puis toute dépense pendant une campagne électorale donne droit à un remboursement de la moitié du montant pour tout candidat récoltant au moins 10 % des votes.
Prenons un exemple concret: Un candidat paie quelqu’un 400 $ pour poser ses affiches électorales. Le travailleur dans un élan de générosité décide de faire un don de 400$ au candidat. Des ces deux actes résultera pour le travailleur un crédit d’impôt de 300 $, et pour le candidat une remise de 200$ du gouvernement. On constate rapidement qu’ainsi le candidat et le travailleur sont parvenu à recevoir l’équivalent de 500 $ du gouvernement sans pour autant avoir dépensé un seul sou!
On peut comprendre qu’avec une loi qui permet de telles aberrations, le parti Conservateur veut faire certains changements par respect des payeurs de taxes. La fin des dons d’argent public au parti politique dans ce contexte est un acte décent qui fait honneur à Stephen Harper puisque son parti est celui qui perdra le plus d’argent dans la manoeuvre. Somme toute, le parti Conservateur fait dans ce dossier passer l’intérêt des contribuables avant son propre intérêt.
Une opposition opportuniste ?
Il est très triste et gênant de voir Gilles Duceppe s’opposer à une mesure qui fait en sorte que le gouvernement fédéral dépense moins de façon farfelue. S’il consultait ses électeurs, il constaterait qu’une gestion responsable des fonds publics fait partie de leurs préoccupations. Puis il devrait répondre à la question suivante: Dans le pays qu’il rêve de créer,cautionnera t’il encore de telles dépenses indécentes et contraires au bon sens?