mardi 24 juin 2008

Tiger Wood a mal à un genou!


Tiger Wood a mal à un genou et sera opéré sous peu. Normal : il a mal et veut régler son problème le plus rapidement possible…Il peut attendre pour une intervention dans un hôpital municipal ou avoir sa chirurgie rapidement au privé en payant. Il a les moyens de payer et le fera.

Imaginons un instant que Tiger Wood est québécois. Il ne pourra pas payer et obtenir sa chirurgie. Il devra donc attendre sur une liste d’attente, perdre une saison de jeu et tout ce qui s’en suit! Ça lui donnerait le goût d’émigrer aux USA !

Pourquoi nous traitons-nous nous-mêmes si mal? Valons-nous moins qu’un américain? Qu’attendons-nous pour nous donner un système de santé équitable plutôt qu’égalitaire?

Il est plus qu’urgent d’avoir chez nous un sommet réunissant les ministres de la santé des principaux pays industrialisés. Nous devons comparer notre modèle avec les autres et tirer les leçons qui s’imposent !

Le ou la nouvelle ministre de la santé aura t’il ce courage ?

Jean Berthiaume
Contrecœur

vendredi 20 juin 2008

Un plan vert qui va amener un pays dans le rouge…


Un philosophe a déjà dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions…Stéphane Dion devrait en prendre bonne note. Loin de douter de ses bonnes intentions, nous devons quand même nous méfier de sa vision intellectuelle du monde…

Son plan vert qui veut soumettre les industries canadiennes à une discipline environnementale avec une taxe du carbone a pour objectif de rendre le Canada exemplaire au niveau environnemental. Une donnée a malheureusement été oubliée par Mr Dion dans ses savants calculs : la mondialisation.

En effet plusieurs grandes industries ont des succursales dans plusieurs pays. Nous demeurons concurrentiels malgré nos salaires élevés par nos compétences. Cette nouvelle taxe ne peut qu’avoir qu’un effet sur ces industries : leur migration vers des pays ou les lois sont plus laxistes au niveau environnemental.

En bout de parcours nous nous retrouverons avec un pays plus pauvre avec des industries qui nous quittent et un monde aussi pollué puisque ces industries continueront de polluer ailleurs et ce sans taxes ! Et cela sans compter la chapelle des nouveaux fonctionnaires nécessaires à l’administration de cette nouvelle taxe!

Les entreprises qui resteront ici nous réserveront malheureusement une mauvaise surprise : Ils nous feront en tant que consommateur payer l’ardoise !

Le leadership au niveau environnemental se joue au niveau mondial : Des accords mondiaux sont nécessaires pour être efficace. C’est là que le Canada devrait jouer son rôle; pas en torpillant ses industries.

Jean Berthiaume
Contrecoeur

mercredi 18 juin 2008

Les copains d’abord!

,jean charestDe prime abord mentionnons que lors de son premier mandat , le gouvernement Charest s’est chargé de mettre en charge des différentes sociétés d’ état des amis du régime en accompagnant le tout d’augmentation salariale. Au même moment ce gouvernement a négocié des conventions collectives minimalistes avec ses employés!

Mais maintenant nous descendons d’un autre cran. Le prêt de Jean Renaud, fonctionnaire provincial, à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) même si le gouvernement le savait mêlé à l’affaire Norbourg a de quoi laisser pantois. Après l’épisode Fortier ou un ami de Jean Charest a fait preuve de compétences douteuses (!) lors de son passage à la mission québécoise à New-York, voici un autre épisode plus que désolant. Alors qu’on s’attendrait que pour avoir des postes prestigieux il faut avoir les compétences et diplômes nécessaires, il semble maintenant que sous ce gouvernement il ne suffit que de connaitre les bonnes personnes!

Jean Berthiaume
Contrecœur

dimanche 15 juin 2008

Un Québec non responsable…

L’actualité des dernières années chez-nous nous laisse devant un triste constat : Les choses vont mal mais ce n'est la faute à personne.

Quelques exemples pour marquer ce point : Un pont tombe à Laval et une commission est formée pour expliquer les raisons. Première déclaration du président; ‘’ Nous chercherons les causes de l’écrasement pas les responsables’’.

Les problèmes sont de nombreux dans notre système de santé public mais ,semble t’il, on n’y peut rien et personne ne songe à rendre notre ministre de la santé responsable par son inaction.

Notre système carcéral laisse sortir des Mario Bastien et des Hugo Bernier mais ce ne sont que des erreurs administratives et personne n’est responsable. Notre système d’éducation semble sous financé mais encore là ce n’est surtout pas la faute de personne ici!

Loin de moi l’idée de faire une chasse aux sorcières, mais admettons qu’il est difficile de régler quoi que ce soit dans un monde où ce n'est jamais la faute à personne.

Décidemment faudra changer notre devise québécoise ‘’Je me souviens’’. Pourquoi pas maintenant : ‘’Ce n’est pas notre faute’’?

Jean Berthiaume
Contrecœur

samedi 14 juin 2008

Une société plus juste…

Justice et sécurité publique sont intimement liées;

Tous sont égaux devant la loi;

Tous ont droit à la sécurité de leur personne et de leurs proches;

La justice doit être dissuasive tout en étant davantage orientée vers les victimes d’actes criminels;

La libération conditionnelle doit être considérée comme un privilège qu’on mérite et non un automatisme, et dans certains cas, l’intérêt de la population et le respect de la victime doivent primer;

Il faut interdire les permissions d’absence temporaire accordées pour des raisons administratives ou budgétaires mais permettre celles qui sont accordées à des fins humanitaires ou pour aider la réhabilitation du détenu;

Certains délits et les récidives devraient annuler la possibilité d’obtenir une libération conditionnelle dans les centres de détention québécois;

Le budget de la Commission québécoise des libérations conditionnelles devrait être augmenté afin de la rendre plus efficace et plus juste.

Ces points vous paraissent intéressants? Ils sont tirés du programme de l’ADQ ! Il y a des gens pour prétendre que ce parti manque de contenu ?

Jean Berthiaume
Contrecœur

Mobilité durable : la nouvelle esquive du PQ.

Les nouvelles propositions de Mme Marois quand à la priorisation de la voiture électrique devrait nous sonner une sonnette d’alarme. Un gouvernement qui s’occupe de développement technologique à la manière soviétique d’antan ?

Les grands constructeurs automobiles sont tous à développer ce type de voiture et dans quelques années soyez sûr que Nissan, Toyota, GM et Hyundai nous arriveront avec des modèles incroyables.

Le mandat d’un gouvernement responsable au Québec serait plutôt de développer au maximum l’hydro-électricité afin de pourvoir au futur besoin d’électricité à venir…

Mme Marois ne le proposera pas : c’est plutôt gênant réciter le programme de l’ADQ…


Jean Berthiaume
Contrecœur

Un taux d’imposition unique : pourquoi pas?

Divers pays à travers le monde ont changé leur système fiscal ces dernières années avec succès. Ils ont imposé un seul taux d’imposition pour tous au lieu d’un impôt graduel comme chez-nous. L’Islande, différents pays de l’ancien bloc de l’est et Hong-Kong utilise ce système.

Conséquence de ce changement : une croissance économique accélérée et conséquemment moins de pauvres. L’ADQ avait par le passé intégré ce concept à son programme pour ensuite le délaisser. Taxer plus les gens gagnant plus revient à taxer la productivité : C’est comme punir les gens qui font plus d’effort et d’argent!

Il serait important qu’une commission parlementaire ou un comité mandaté étudie ce point, beaucoup plus important que le rapport Bouchard-Taylor….La vraie question est : voulons nous continuer d’aider les pauvres ou en faire des riches?

Jean Berthiaume
Contrecœur

dimanche 8 juin 2008

Au travail Mr Couillard…

Les problèmes persistent dans le réseau de la santé et l’inaction du ministre Couillard est en voie de devenir légendaire….Pourtant pour plusieurs problèmes les solutions sont à portée de main.

Le manque de ressources financières.


Le réseau semble sous-financé et cela parait lorsque nous allons à l’hôpital : Équipement vieillot, liste d’attente, propreté quelque fois douteuse. Pourtant en ce moment le ministre Couillard mijote deux projets bien dispendieux : la carte à puce (500 000 000$) et le CHUM (1 700 000 000$).L’arrêt de ces 2 projets nous permettrait de sauver ces énormes montants et de les remettre dans le réseau! On parle de deux fois et demie le montant du règlement du déséquilibre fiscal.
Pour faire image disons que maintenant le ministre Couillard magasine des cadres de luxe pour le salon alors que la plomberie coule !

Le manque de médecins.

Beaucoup de gens sont incapable de se trouver un médecin de famille pour une raison bien simple : il en manque! Ici une seule solution : en former plus. Le ministre répondra qu’il ne sera pas possible d’assumer les charges financières reliées au salaire de tous ces nouveaux médecins. C’est ici qu’entre en jeu le privé.

Une recette parmi tant d’autre pourrait être la suivante : Pour contrôler ses coûts le ministère de la santé pourrait remettre en application ses quotas de pratique, à savoir un nombre maximum d’actes pouvant être payés par l’état pour chaque médecin. Chaque médecin aurait le droit une fois son quota atteint de faire du privé à sa guise. Ainsi nous pourrions former le nombre de médecins que nous avons besoin sans s’inquiéter du coût pour l’état.

Nul doute que le gouvernement fédéral serait disposé à modifier le cadre législatif pour permettre ce genre de changement d’autant plus que ces modifications ne menacent pas l’universalité du système actuel.

Allez Mr Charest, tapez sur l’épaule de votre ministre et dites-lui : Au travail !

Jean Berthiaume
Contrecœur

mercredi 4 juin 2008

Gouffre à l' UQAM: Au delà des coupables...

Le rapport déposé hier sur les raisons de la débâcle financière du projet de l’UQAM nous permet enfin de mettre des noms sur les responsables de ce fiasco. Mais au-delà de dénoncer les coupables, peut-être serait-il intéressant d’analyser le type de gestion qui permet à des aberrations comme cela d’arriver. En effet nous utilisons aujourd’hui dans nos services publics un type de gestion rendant ce type de dérives inévitable.

Il y 4 façons de dépenser de l’argent. La première, notre argent pour nous : on se soucie alors du coût et de la qualité. La seconde, notre argent pour les autres (un cadeau) : on se soucie du prix puisque nous payons et un peu moins de la qualité puisque ce n’est pas pour nous. La troisième, l’argent des autres pour nous (un compte de dépense) : à ce moment on ne s’occupe guère du coût puisque nous ne payons pas mais on se préoccupe de la qualité! La quatrième, l’argent des autres pour les autres : alors on ne soucie ni de la qualité, ni des coûts!

Cette quatrième façon est malheureusement celle que nous avons choisi pour obtenir nos services publics et les administrer. Au-delà des noms nommés par le vérificateur, il serait intéressant que nous réfléchissions sur la mécanique qui nous donne des résultats aussi désastreux années après années…

Jean Berthiaume
Contrecœur