dimanche 27 avril 2008

95 000 000 000 $ d’impôt payé par les québécois : Des services publics gratuits?

Dans sa chronique du 25 avril 2008, Michel Girard du journal La Presse nous apprend que la charge fiscale des québécois pour l’année 2006 tout niveau de gouvernement confondu a été de 95 milliards!

On parle de 13 000 $ par individu ! Depuis toujours nous sommes fiers d’avoir des services publics gratuits. Peut-être est –il le temps de prendre conscience qu’ils ne sont pas aussi gratuit que nous pensons ! La vraie question maintenant est plutôt : En avons-nous pour notre argent ?

La réponse à cette question est bien sûr non. Pour une raison bien simple: nous avons choisi une façon d’obtenir ces services qui déresponsabilise les gens qui nous les donne tant au niveau des coûts qu’au niveau de la qualité!

Il y 4 façons de dépenser de l’argent. La première, notre argent pour nous : on se soucie alors du coût et de la qualité. La seconde, notre argent pour les autres (un cadeau) : on se soucie du prix puisque nous payons et un peu moins de la qualité puisque ce n’est pas pour nous. La troisième, l’argent des autres pour nous (un compte de dépense) : à ce moment on ne s’occupe guère du coût puisque nous ne payons pas mais on se préoccupe de la qualité! La quatrième, l’argent des autres pour les autres : alors on ne soucie ni de la qualité, ni des coûts!

Cette quatrième façon est malheureusement celle que nous avons choisi pour obtenir nos services publics! Au lieu de s’accrocher sans réfléchir à nos services ‘’gratuits’’, peut-être est il le temps maintenant de réfléchir à comment nous pourrions obtenir les même services mais dans un système ou les gens nous donnant ces services seraient plus concernés par les coûts et la qualité! Au niveau de la santé par exemple, diverses études tendent à démontrer que les systèmes mixtes (privé et public) sont supérieurs .

La gratuité n’est malheureusement qu’un mythe auquel il faudra inévitablement un jour s’attaquer…Ne manque que des politiciens courageux …

Jean Berthiaume
Contrecoeur

vendredi 18 avril 2008

L'hymne national canadien et les députés du parti québécois.

À travers leurs nombreux engagements nos députés sont quelquefois contraints de devoir chanter l’hymne national canadien. Hors, de nombreux témoins ont vu des députés du parti québécois silencieux lors de ces cérémonies… Permettez-moi de rappeler à ces députés l’importance du respect de l’hymne national canadien.

Un hymne authentiquement québécois

La musique a été écrite par Calixa Lavallée, et les paroles françaises par sir Adolphe-Basile Routhier. Il a été chanté pour la première fois le 24 juin 1880 lors d'une célébration de la Saint-Jean-Baptiste dans la ville de Québec, mais n'est devenu l'hymne national du Canada que le 1er juillet 1980.les députés ne peuvent ignorer que Calixa Lavallée est le nom d’une municipalité du Québec et que la ville de Québec est sa capitale nationale !

Le respect, valeur importante…

Tous les individus aspirent à être respectés. Et comme nation les québécois s’attendent à l’être. Le respect transcende les opinions politiques et nous indique le degré de civilité des individus. Nul doute que ces députés dans un éventuel Québec souverain apprécieraient que les canadiens respectent notre hymne national…Mais ils ne daignent pas respecter les 65 % d’individus qui n’ont pas voté pour eux et que pourtant ils doivent représenter. Ces gens s’attendent à ce que leur député respecte le décorum et, indépendamment de ses convictions profondes ,respecte les institutions en place…D’autant plus que certains d’entre eux, anciens députés du bloc québécois, n’ont pas eu de scrupule à endosser des chèques ornés de la feuille d’érable…

Dorénavant il serait agréable de voir ces députés se comporter comme de réels représentants de leurs électeurs, respectant les institutions en place, nos vétérans qui ont risqué leur vie pour nous et les canadiens d’ici et d’ ailleurs…

À moins que leur mutisme ne soit relié à un problème de corde vocale…

Jean Berthiaume
Contrecoeur

mardi 15 avril 2008

Un Québec stagnant...

Après un an de gouvernement Charest nouvelle crue, le bilan reste cruel à faire. Même si son taux de satisfaction est fort, nous nous retrouvons avec un gouvernement qui a géré la province comme une mairie de campagne. Aucun projet rassembleur, aucune vision d’ avenir et aucun redressement sérieux.

Les éternels projets comme l’ autoroute 30 et l’ autoroute Notre-Dame sont restés sur les tables à dessin. Le CHUM, pour le plus grand bien de notre porte- feuille est resté également sur la voie de service. , On a stoppé le projet de l’ UQAM ,mais on était à la limite du ridicule.

La santé

La sortie du rapport Castonguay nous met de nouveau devant un gouvernement attentiste sans vision. Les conclusions tant attendues ont vite été rejetées! Un sommet réunissant les ministres de la santé des principaux pays industrialisés nous coûterait bien moins que tous les rapports mais la suite demanderait du courage politique...
Pour l’ instant , tout le système demeure en pitoyable état et le manque de personnel demeure criant. Quand même absurde que l’ on attende des rapports pour former plus de personnels...

La place du français

La place du français et la qualité de son enseignement ont remplacé la couleur de la margarine dans les débats publics. La réforme de l’éducation empoisonne le milieu de l’ éducation tandis que notre gouvernement ne trace pas de ligne directrice quand à la place du français, laissant toute la place à Pauline Marois et ses zélotes..

L’ économie

Encore ici les projets rassembleurs sont manquants. L’on pourrait envisager le développement hydro-électrique afin de devenir les arabes du nord avec notre énergie propre. La vente de la SAQ et l’adoption du modèle albertain pourrait nous débarrasser d’une honte pour un état moderne : être le pourvoyeur d’ alcool de ses concitoyens. Mais le gouvernement Charest préfère sans nul doute une gestion à la petite semaine.

La fonction publique

La fonction publique, hautement syndicalisée , n’est devant que bien peu de motivation à mieux performer, le seul critère de rémunération étant l’ ancienneté. L’introduction de critère de performance dans les conventions collectives serait possible , les clauses de disparités de traitement étant permises par le code du travail. Mais encore ici tout cela demanderait du courage , de la volonté et une vision , des qualités absentes au sein de cette équipe ministérielle..

Espérons seulement que cette absence d’action et de vision ne nous en coûtera pas trop cher. Le Québec mérite définitivement mieux!
Jean Berthiaume,
Contrecoeur