LE RESPECT N’EST PAS UNE VALEUR À SENS UNIQUE…
Je suis tombé tout à fait par hasard sur le blogue du dénommé Jean Berthiaume (il appert, en définitive, qu’il s’agisse d’un pseudonyme, l’auteur véritable craignant probablement d’assumer au grand jour ses opinions…). J’ai pu constater qu’il a commis un certain nombre de textes polémiques dans lequel il me prend joyeusement à partie, dont le dernier en lice, intitulé "L’hymne national et monsieur le député Stéphane Bergeron…". J’apprécie toujours l’attention que me témoigne ce soi-disant Jean Berthiaume, mais je dois dire que cette dernière diatribe me semblait tout particulièrement tomber dans la facilité…
C’est très mal me connaître de prétendre que j’aie pu manquer de respect à quelque hymne national et, plus spécifiquement, au Ô Canada. Ce monsieur a très bien fait de rappeler les origines de ce chant patriotique. Celles-ci comptent au nombre des raisons pour lesquelles l’œuvre est digne de respect. Il a toutefois oublié de préciser, peut-être intentionnellement, que lorsque le Canada en a fait son hymne national, en 1980, il a délibérément omis plusieurs couplets et pour cause. Lorsque l’honorable juge Basile Routhier écrivait "Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant, le Canadien grandit en espérant", ce n’est certes pas aux riverains du Fraser ou du MacKenzie qu’il faisait référence, mais bien aux habitants de la vallée du Saint-Laurent, ceux que, depuis des lustres, on appelait simplement les "Canadiens".
Déjà, sous le régime français, les natifs du pays étaient connus sous le vocable de "Canadiens". Après la signature de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, en 1867, les "Canadiens", pour se distinguer des "Anglais" qui s’étaient établis sur le territoire et qui, au fil des années, avaient également fini par s’identifier par ce même vocable, ont pris l’habitude de se désigner sous le nom de "Canadiens français", par opposition aux "Canadiens anglais". Ce n’est qu’après la Révolution tranquille que l’identité de "Québécois" s’est progressivement imposée.
Par la suite, le soi-disant Jean Berthiaume y va d’une interprétation pour le moins obtuse et échevelée de la notion de respect. Il réduit le respect dû à une nation au fait d’entonner son hymne national… Or, je le mets au défi de me reprocher de ne pas m’être levé et même de ne pas m’être mis au garde-à-vous chaque fois que les premières mesures du Ô Canada étaient jouées. N’est-ce pas là le respect dû à chaque hymne national? On ne peut évidemment pas tenir rigueur à quiconque de garder le silence, en tout respect, pendant la prestation d’un hymne national dont il ne connaîtrait pas nécessairement les paroles. Affirmer le contraire tient de la fabulation.
Si, dans le cas du Ô Canada, je connais bien sûr les paroles accompagnant la mélodie, je me garde bien de l’entonner, en raison du détournement de sens qu’on leur a fait subir, comme je l’évoquais plus haut et comme le reconnaît candidement lui-même le dénommé Jean Berthiaume. Ce n’est certes pas manquer de respect à une nation que de garder le silence pendant que son hymne national est joué. D’ailleurs, compte tenu de mes capacités vocales effectivement limitées, c’est plutôt l’inverse qui pourrait être considéré comme un manque de respect…
Finalement, je m’inscris en faux contre l’interprétation nettement abusive que fait le soi-disant Jean Berthiaume des résultats de la dernière élection. S’il est vrai que près des deux-tiers des électeurs de la circonscription de Verchères m’ont cette fois préféré une autre candidature, on ne saurait en tirer la moindre conclusion quant à leur opinion concernant le statut politique et constitutionnel du Québec et du Canada. N’y avait-il pas, parmi ces autres candidatures, des souverainistes/autonomistes? Et que fait ce monsieur des cinq élections précédentes, au termes desquelles la majorité des électeurs m’ont accordé leur confiance?
En fait, la dernière référence la plus crédible, pour tenter d’interpréter la volonté des citoyennes et citoyens de notre circonscription, par rapport à notre avenir politique et constitutionnel, est le résultat du référendum de 1995… où plus des deux tiers des électeurs avaient voté OUI! Par conséquent, je demeure très à l’aise avec la position que ma formation politique et moi-même défendons à ce chapitre…
Pourquoi le soi-disant Jean Berthiaume s’entête-t-il donc à ne pas respecter cette position?
STÉPHANE BERGERON
Député de Verchères
Article d' origine de Jean Berthiaume ici :
http://jeanberthiaumecitoyenvirtuel.blogspot.com/2008_03_01_archive.html
Je suis tombé tout à fait par hasard sur le blogue du dénommé Jean Berthiaume (il appert, en définitive, qu’il s’agisse d’un pseudonyme, l’auteur véritable craignant probablement d’assumer au grand jour ses opinions…). J’ai pu constater qu’il a commis un certain nombre de textes polémiques dans lequel il me prend joyeusement à partie, dont le dernier en lice, intitulé "L’hymne national et monsieur le député Stéphane Bergeron…". J’apprécie toujours l’attention que me témoigne ce soi-disant Jean Berthiaume, mais je dois dire que cette dernière diatribe me semblait tout particulièrement tomber dans la facilité…
C’est très mal me connaître de prétendre que j’aie pu manquer de respect à quelque hymne national et, plus spécifiquement, au Ô Canada. Ce monsieur a très bien fait de rappeler les origines de ce chant patriotique. Celles-ci comptent au nombre des raisons pour lesquelles l’œuvre est digne de respect. Il a toutefois oublié de préciser, peut-être intentionnellement, que lorsque le Canada en a fait son hymne national, en 1980, il a délibérément omis plusieurs couplets et pour cause. Lorsque l’honorable juge Basile Routhier écrivait "Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant, le Canadien grandit en espérant", ce n’est certes pas aux riverains du Fraser ou du MacKenzie qu’il faisait référence, mais bien aux habitants de la vallée du Saint-Laurent, ceux que, depuis des lustres, on appelait simplement les "Canadiens".
Déjà, sous le régime français, les natifs du pays étaient connus sous le vocable de "Canadiens". Après la signature de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, en 1867, les "Canadiens", pour se distinguer des "Anglais" qui s’étaient établis sur le territoire et qui, au fil des années, avaient également fini par s’identifier par ce même vocable, ont pris l’habitude de se désigner sous le nom de "Canadiens français", par opposition aux "Canadiens anglais". Ce n’est qu’après la Révolution tranquille que l’identité de "Québécois" s’est progressivement imposée.
Par la suite, le soi-disant Jean Berthiaume y va d’une interprétation pour le moins obtuse et échevelée de la notion de respect. Il réduit le respect dû à une nation au fait d’entonner son hymne national… Or, je le mets au défi de me reprocher de ne pas m’être levé et même de ne pas m’être mis au garde-à-vous chaque fois que les premières mesures du Ô Canada étaient jouées. N’est-ce pas là le respect dû à chaque hymne national? On ne peut évidemment pas tenir rigueur à quiconque de garder le silence, en tout respect, pendant la prestation d’un hymne national dont il ne connaîtrait pas nécessairement les paroles. Affirmer le contraire tient de la fabulation.
Si, dans le cas du Ô Canada, je connais bien sûr les paroles accompagnant la mélodie, je me garde bien de l’entonner, en raison du détournement de sens qu’on leur a fait subir, comme je l’évoquais plus haut et comme le reconnaît candidement lui-même le dénommé Jean Berthiaume. Ce n’est certes pas manquer de respect à une nation que de garder le silence pendant que son hymne national est joué. D’ailleurs, compte tenu de mes capacités vocales effectivement limitées, c’est plutôt l’inverse qui pourrait être considéré comme un manque de respect…
Finalement, je m’inscris en faux contre l’interprétation nettement abusive que fait le soi-disant Jean Berthiaume des résultats de la dernière élection. S’il est vrai que près des deux-tiers des électeurs de la circonscription de Verchères m’ont cette fois préféré une autre candidature, on ne saurait en tirer la moindre conclusion quant à leur opinion concernant le statut politique et constitutionnel du Québec et du Canada. N’y avait-il pas, parmi ces autres candidatures, des souverainistes/autonomistes? Et que fait ce monsieur des cinq élections précédentes, au termes desquelles la majorité des électeurs m’ont accordé leur confiance?
En fait, la dernière référence la plus crédible, pour tenter d’interpréter la volonté des citoyennes et citoyens de notre circonscription, par rapport à notre avenir politique et constitutionnel, est le résultat du référendum de 1995… où plus des deux tiers des électeurs avaient voté OUI! Par conséquent, je demeure très à l’aise avec la position que ma formation politique et moi-même défendons à ce chapitre…
Pourquoi le soi-disant Jean Berthiaume s’entête-t-il donc à ne pas respecter cette position?
STÉPHANE BERGERON
Député de Verchères
Article d' origine de Jean Berthiaume ici :
http://jeanberthiaumecitoyenvirtuel.blogspot.com/2008_03_01_archive.html
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