mercredi 4 juin 2008

Gouffre à l' UQAM: Au delà des coupables...

Le rapport déposé hier sur les raisons de la débâcle financière du projet de l’UQAM nous permet enfin de mettre des noms sur les responsables de ce fiasco. Mais au-delà de dénoncer les coupables, peut-être serait-il intéressant d’analyser le type de gestion qui permet à des aberrations comme cela d’arriver. En effet nous utilisons aujourd’hui dans nos services publics un type de gestion rendant ce type de dérives inévitable.

Il y 4 façons de dépenser de l’argent. La première, notre argent pour nous : on se soucie alors du coût et de la qualité. La seconde, notre argent pour les autres (un cadeau) : on se soucie du prix puisque nous payons et un peu moins de la qualité puisque ce n’est pas pour nous. La troisième, l’argent des autres pour nous (un compte de dépense) : à ce moment on ne s’occupe guère du coût puisque nous ne payons pas mais on se préoccupe de la qualité! La quatrième, l’argent des autres pour les autres : alors on ne soucie ni de la qualité, ni des coûts!

Cette quatrième façon est malheureusement celle que nous avons choisi pour obtenir nos services publics et les administrer. Au-delà des noms nommés par le vérificateur, il serait intéressant que nous réfléchissions sur la mécanique qui nous donne des résultats aussi désastreux années après années…

Jean Berthiaume
Contrecœur

0 commentaires: